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nient, sans tabourin ny enseignes, ce qu'ilz nous ont promis faire, et les avons trouvez en bien bonne volonté de obeir aux commandemens de Vostre Ma­jesté, laquelle nous asseurons que des maintenant la garde desd, portes se reigle fort selon ce qui a pleu àVostred. Magesté commander, comme pouvez plus amplement entendre de mond. sr de Gonnor, pour la suffisance duquel ne ferons plus longue lettre. Nous faisons la plus grande diligence que pouvons pour le secours des deniers que desirez de vostred. Ville, comme avons cy devant faict.
"Sire, nous supplions trés humblement maintenir les habitans de ceste Ville en vostre bonne grace, comme voz meilleurs, plus affectionnez et obéissans subjectz, et prions Dieu vous donner en bonne santé trés longue et heureuse vye.
"De Paris, ce quatriesme Aoust mil vc soixante trois."
DU BUREAU                                               [i563]
Lettre à la Royne.
"Madame, nous escrivons au Roy le debvoir que avons faict pour l'execution du commandement que avons receuz de voz Majestez et deppuis par monsei­gneur de Gonnor et monsr de Sainct Pere. Et d'aul­tant que mond. sr de Gonnor nous a tant favorizé que de faire entendre à Vostre Majesté comme les choses sont passées jusques apresent, et esperons que encores plus amplement il fera, nous ne vous ferons plus longue lettre, asseurant seullement Vostred. Majesté que le reiglement que desirez pour Ia garde des portes de ceste Ville a des maintenant pris bon commencement et continuera en mieulx. Madame, nous supplions estre main tenuz en la bonne grace des magestez du Roy et la vostre, priant Dieu vous donner en bonne santé trés longue et heureuse vye.
"De Paris, ce quatriesme Aoust i563.n
CCCCX1X. — Ordre pour la garde des portes et guet.
5 août i563. (H Du cinquiesme Aoust vc lxiii.
De par le Roy et les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris.
Ordre qui sera doresnavant observée a la garde des portes de ceste ville de paris jusques ad ce que aultrement en ayt este ordonné, ou que la neces-s1tté le requerra.
Premierement :
Les bourgeois de lad. Ville seront convocquez le jour preceddant qu'ilz debveront aller à la porte en là maniere acoustumée, jusques à vingt hommes, pour y estre tous doresnavant à l'ouverture d'icelle à cinq heures du matin, là où lesd, bourgeois ma et chefz d'hostel, de quelque estat et qualité qu'ilz soient, assisteront en personne et yront tous ensemble mar­chans avecq leur capitaine ou chef ordonné pour la garde de lad. porte, sans tabourin ny enseigne, sur peine de l'admende, suivant les ordonnances cy devant faictes, et lesquelz seront appellez en la pre­sence du capitaine, pour après les deffaillans estre condemnez en l'admende; el se fermera lad. porte à huict heures du soir, puis s'en retourneront lesd, bourgeois tous ensemble avecq leurd, capitaine, sur lesd, peines.
Lesd, bourgeois ne pourront partir de lad. porte, sans congé et licence du capitaine, ou chef qu'il aura ordonné pour commander à la porte en son absence.
i785, fol. 44 r°.)
Toutes personnes pourront sortir avecq armes ou aultrement sans congé ny passeport, ensemble toutes marchandizes par chariot ou charge de cheval pour­ront entrer ou sortir sans passeport.
Quant à ceulx qui vouldront entrer en lad. Ville, qui auront harquebouzes et pistolles, fauldra qu'ilz aient passeport du Roy ou de la Royne, de monsr le Gouverneur, desd. Prevost ou de l'un desd. Esche­vins; ou bien, ou cas qu'ilz l'eussent des ordonnances, pourront entrer librement, aiant leurs sayes de li­vrée, et non aultrement.
Et où ilz n'auroient les marques ou enseignes cy dessus, les harquebuzes et pistolles seront ostez, leur remonstrant gracieusement l'ordonnance et faisant venir ieur hoste là où ilz diront qu'ilz yront loger, pourveu que lesd, hostes ne soient suspeetz, leurs seront mis en main, à la charge de les tenir vers eulx pour en estre responsables, pour les garder jusques au partement de celluy ou ceulx ausquelz apartien­dront lesd, armes.
Quant lesd, capitaines ou bourgeois verront quel­que seigneur, ou chevalier de l'Ordre, ou person­naige congneu qui vueille entrer ou sortir de lad. Ville, avecq armes ou aultrement, le laisseront passer avecq leur Irain.
Que s'il entre quelque grand train d'hommes non congneuz, comme jusques à vingt chevaulx de coin-paignye, sera enquis de leur logis pour en advertir